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TAG, TAGADA’S TAG!

APPUIE SUR L’ACCÉLÉRATEUR SKETBA  JAUNE AND BLUE BAG!

GÉNÈRE TES MOTS, TELS DES SPOTS! AVEC LA SUPRÊME TYPO!

(Pascale DENEFLE).

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La gouttelette.

Je te vois, petite goutte d’eau, au cul du robinet, qui fait mine de rester suspendue comme l’averse au cœur du nuage.

Mais dès que mon dos se tourne, je t’entends, d’une manière délicieuse, me rire au nez, en t’écrasant sur la porcelaine du lavabo pour le lécher car tel était ton désir caché à mes yeux.

Tu coules sur la paroi lisse et pleine de de plaisir tu appelles tes sœurs qui attendent leur tour, tapies au creux du métal froid.

Ton cri de jouissance lorsque tu t’es déversée sur ton désir ne fait que conforter leur envie de se laisser couler de bonheur dans l’antre magique.

Une à une j’entends ces gouttes qui tombent une à une, comme les cloches du muguet soudain fanées.

Les gouttes de mon temps, de ton temps, du temps tombent tout doucement avec plaisir dans le néant.

Petite goutte de temps, aussitôt disparue au moment même où tu parachevais ton chemin, reste un moment au creux de ma main. Ta présence est indispensable à l’accomplissement de mon destin.

(Pascale DENEFLE)

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Le petit crayon papier

Le petit crayon papier, coincée délicatement entre mes doigts, me pousse au maintien et  et le port de tête alors élevé, j’aspire à la fuite du quotidien.

Son gabarit, si fin et anodin, sa petite mine, souvent avachie qui nécessite de l’entretien, révèle, pourtant, pléthore de ressources et de trésors bénins.

Quand je le tiens, du bout du plat de ma main, et que je caresse mine de rien, sa petite patine colorée, me vient, alors, l’irrésistible envie de l’utiliser à bon escient, comme un baume serein.

Cette petite chose de rien devient alors la courroie de transmission de mes pensées, jusque là substances floues qui deviennent, alors des corps couchés sur le papier coquin.

Ce petit bout, ce machin, dont presque personne ne prend soin, devient le vecteur des formes dont j’arbore mon croquis à dessins.

HB, tu es le meilleur ami de l’Homme, qui sonde et aime les ressources de son essence créatrice et celles qui entourent les parcours de ses chemins.

Compagnon de voyage, coincé dans un coin du baluchon du nomade. Outil précieux, délicatement rangé près du carnet à merveilles, du croqueur des musées. Ton destin est lié à un morceau d’humanité.

(Pascale DENEFLE)

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VROUMMMMMMMMMMMMM

La petite moto qui pétarade, le matin, quand elle s’emballe, me donne mal au crâne.

Je voudrais dire à son proprio, que sa machine à gros grelots, me mine le cerveau et me fait tourner sur le dos.

La petite moto qui toussote comme un beau diable, me fait creuser le ciboulot : si tôt pour enfourcher le pédalo à puissance plein pot ?

Le boulot n’accepte pas les couche-tard et encense les lève-tôt.

Sans les biftons, point de toit, de pâletots, de boustifaille et de vie réglo!

Une petite pensée, alors, m’assaille : le petit engin de ferraille, devrait partir moins tôt, s’enfourcher sur un gros bateau  pour un voyage beaucoup plus beau.

VROUMMMMMMMM, VROUMMMMMMMMMMMMMMMMMM.

(Pascale DENEFLE)

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L’Homme aux mille sourires

Je connais l’homme aux mille sourires qui déboutonne son costume de citadin,s’allonge près de mon destin et me tend sa bonté du bout des mains Son rire mutin et enfantin rayonne comme la lueur du soleil au matin.

L’homme aux mille sourires me plaît comme la voiture de course neuve au gamin. Je lui donnerai mes seins afin de nourrir de pain son sourire, sans fin. Éprouverait-il quelquefois le chagrin mais trop pudique, le cacherait bien au coin de ses lèvres carmins ?

L’homme aux mille sourires a un frère qui se nomme le bien, il l’accompagne sur tous les chemins, c’est son complice, un vrai boute-en-train. Il est plus puissant que le chêne et accomplit les destins sans autre aumône que le plaisir qu’il donne aux siens.

L’homme aux mille sourires est une passion sans fin, puisse-t-il illuminer mon visage de son bonheur qui est son destin ! I love l’homme!

(Pascale DENEFLE)

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VALENTIN

Velours est ta peau, à peine vue le jour

Appuie ta jolie tête contre mon sein

Lentement, tu digères le lait

Ensuite, ta petite masse chaude prend son temps et hoquette

Nourrit, tu dors en paix

Tutus, rose pâle, douceur extrême,

Imperceptiblement, petit garçon aux traits de petite fille,

N‘est-tu pas le petit être divin ?

(Pascale DENEFLE)

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L’arracheuse de poils

Volutes velues, pubis hirsutes

Enduit le corps du liquide chaud

Rabat, d’un geste, les rebelles têtus,

Oint, mes jambes, mes fesses de l’apaisant lait

Narre, alors, l’artisane, les potins des belles venues,

Nettoyées leurs corps des éléments exécrés

Impuissantes face aux diktats de beauté

“Quelles belles jambes!”, s’écrie l’homme affolé

Ultime bataille gagnée face à la pilosité enfin atterrée

Et Véronique rit, l’homme est comblé et la femme libérée!

(Pascale DENEFLE)

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Le gars du malheur

Le gars du malheur se promène avec son accroche-coeur

Il peine à trouver son bonheur, roule des mécaniques et appuie sur l’accélérateur

Le gars du malheur épingle les cœurs sur la corde à linge derrière son radiateur

Il n’a jamais peur, sûr de trouver une pépé qui fera son quatre-heurts 

Le gars du malheur pleure et ne comprend pas le sens de sa douleur

Il décide d’en finir avec les cœurs, prend un verre et se noie dans son erreur.

(Pascale DENEFLE)

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MELI-MELO

Mots érudits tu me dis, comment doit-être ma vie

Envolées démonstratives, le philosophe m’applique les mots magiques

L‘oubli est-il de main mise dans cette thérapie ?

Ironie du sort, je me répète à l’infini

Mouvements, entrées, sorties

Et puis je me couche le cœur rempli

Luit alors la flamme de la force de vie

Otage, je ris des étincelles de mes théories

(Pascale DENEFLE)

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Le moment.

Le saule pleureur s’immerge dans la tristesse de mon cœur

Les enfants vont bon train, chargés de maintenir le cap de leurs petits voiliers

Le nuage, à l’horizon, pointe son doigt comme une lame sur ma douleur

Course folle autour des bateaux dans l’attente effrénée du trophée


Un oiseau déchire le linceul de ma pénombre sentimentale

D’autres bambins lancent à pleine vitesse les mécaniques de voiles

Le pépiement audible et continu soulève des bruissements de bien-être

Le vainqueur de la virée fantastique rit aux éclats, le perdant n’ose lever les yeux


Le fruit rouge qui s’écrase près de mon oreille, tel un miel coule sur le sentiment

La bataille est finie, les gagnants et les moins chanceux se regardent avec malice

L’oiseau me caresse de son chant, l’ivresse du bonheur me tend soudain ses bras


Les sourires s’étirent, la bonne humeur éclate tel un orage

Le gazon frais et odorant m’enroule et me fait perdre la raison.

Mon corps rassasié, s’érige et prend soudain place. Je me lève.

(Pascale DENEFLE)